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GIZC : Gestion Intégrée des Zones Côtières

IUCN (International Union for Conservation of Nature) : loi Littoral

A l’occasion du 21ème anniversaire de la loi Littoral, le Comité français de l’Union mondiale pour la nature (UICN) a dressé le bilan de 20 ans d’application de la loi. Les conclusions du rapport montrent que cette loi importante, qui initiait en 1986 une politique volontariste de préservation des espaces remarquables et de gestion intégrée des zones côtières, a été mal appliquée et érodée. Un renouveau de la politique de protection du littoral doit être engagé avec une application plus rigoureuse de la loi et l’adoption d’une nouvelle stratégie faisant une attention particulière à l’outre-mer.

 

Une loi fondatrice

Onze ans après la création du Conservatoire du Littoral, la loi Littoral marque le 3 janvier 1986 une date importante dans la politique française. Elle fonde, avant la lettre, un objectif de développement durable en établissant les règles nécessaires à la protection et l’aménagement équilibré des zones côtières. Quatre grands principes sont ainsi posés : la préservation des espaces et le maintien des équilibres écologiques ; la gestion économe de la consommation d’espace ; l’ouverture au public et l’accueil sur le rivage des activités nécessitant sa proximité.

 

Une loi cependant mal appliquée et érodée

La planification locale, qui devait être la cheville ouvrière de l’équilibre recherché, n’a pas suffisamment intégré la protection des espaces remarquables terrestres et marins du littoral. Selon le dernier état des lieux, seulement 14% des communes littorales ont identifié, sur leur territoire, des espaces remarquables.

Bien que votée à l’unanimité en 1986, la loi Littoral a subit des cavaliers législatifs qui ont assoupli ses dispositions protectrices. Les interprétations administratives permissives et les modifications réglementaires ont contribué à diminuer ses principes fondamentaux comme celui de la construction en continuité. Conçues comme exceptionnelles, les possibilités d’équipement au sein des espaces naturels ont été de plus en plus nombreuses.

L’objectif central de développement équilibré et de protection des espaces naturels n’a pas été atteint. La protection des espaces naturels reste encore relative, alors que les pressions sur le patrimoine naturel littoral sont grandissantes. Le littoral français concentre 10% de la population sur 4% du territoire et il subit aussi une artificialisation qui atteint maintenant plus de 61% de sa superficie.

 

Un renouveau politique impératif

Le Comité français de l’UICN recommande l’adoption d’une nouvelle stratégie pour le littoral afin d’atteindre l’objectif de protection du tiers sauvage et limiter les atteintes sur l’ensemble des côtes. Au sein de cette stratégie, une attention particulière doit être portée à l’Outre-mer, où seul 1% des récifs est aujourd’hui protégé alors que les objectifs internationaux visent 20 à 30%.

Le Comité français de l’UICN demande une meilleure application des dispositions protectrices de la loi, conforme aux attentes des français qui sont 48% à souhaiter que la loi Littoral soit renforcée (sondage CSA, juin 2006). La protection du littoral doit enfin être consolidée par une amélioration de la protection du domaine marin, afin de mettre en oeuvre une véritable gestion intégrée des régions littorales.

© UICN 

Hausse du niveau marin : motif de préoccupation pour certaines régions

Le 12 janvier 2017, la tempête EGON a touché les côtes Bretonnes avec des vents violents atteignant les 140 km/h. De plus, le réchauffement climatique et l'évaporation plus importante des masses d'eaux engendrerait une augmentation des phénomènes extrêmes (tempêtes, cyclones, tsunamis). On retrouve dans cet article des clichés photographiques professionnels réalisés par Sébastien Blond (http://www.sebastienblond.com) à Pénestin (56760) lors du passage de la tempête EGON.

Pour suivre  Sébastien Blond (photographe nature professionnel)

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Gestion intégrée des zones côtières : qu'est-ce que c'est ?

(newletter ELV / janvier 2016)

La « gestion intégrée des zones côtières , GIZC» est un processus dynamique de gestion et d’utilisation durables
des zones côtières, prenant en compte simultanément la fragilité des écosystèmes et des paysages côtiers, la diversité
des activités et des usages, leurs interactions, la vocation maritime de certains d’entre eux, ainsi que leurs impacts à la
fois sur la partie marine et sur la partie terrestre.

 

ELV à souhaité s'impliquer dans cette gestion car nous l'avons défini comme une priorité dans nos statuts . C'est
en effet ce type de fonctionnement qui peut améliorer durablement les écosystèmes marins. Ce mode de
fonctionnement est aussi un modèle de démocratie citoyenne qui est en rupture avec les décisions toutes faites
''venant d'en haut''!

 

Les grands principes de la gestion intégrée des zones côtières :

 

Le principe de la GIZC est d’associer des acteurs multiples autour d’un projet commun dans le but de partager un
diagnostic sur la situation d’un territoire, puis de définir de manière concertée les objectifs à atteindre et, enfin, de
conduire les actions nécessaires.
L’intégration implique de poursuivre simultanément plusieurs objectifs, éventuellement de nature différente, parfois
contradictoires, souvent non hiérarchisés. Elle impose notamment de prendre en compte tous les secteurs d’activités,
économiques ou non, dès lors qu’ils utilisent l’espace ou les ressources marines, ou qu’ils impactent le milieu marin et le
littoral.

Le cas concret d'une GIZC la Baie de Vilaine : 


L’objectif est de définir les actions à mettre en place et de les prioriser, dans le cadre de l' amélioration de la
qualité de l’eau en baie de Vilaine. Des commissions thématiques se réunissent dans le cadre de l’élaboration et la mise
en oeuvre de la feuille de route du Comité d’estuaire.
Les priorités d’action qui auront été définies dans chaque commission thématique seront présentées au Comité
d’estuaire de janvier 2016. Un diagnostic partagé à été conduit par un bureau d'étude qui a mis en évidence les
représentations des acteurs par rapport à ce territoire.

Comité de gestion du Barrage d'Arzal à l'IAV (Institut d'Aménagement de la Vilaine)

L'Association Estuaires Loire & Vilaine participe activement aux comités de gestion organisés par l'IAV. La gestion des estuaires, des littoraux et des zones côtières est primordiale en tant qu'actions de l'association ELV.

Barrage d'Arzal construit en 1970 sur l'estuaire de la Vilaine

Le 22 novembre 2016, l'Association Estuaires Loire & Vilaine était présent au comité de gestion du barrage d'Arzal.

 

 

 

Le compte-rendu du comité de gestion du 22 novembre 2016