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Éolienne flottante au Croisic :

le projet Floatgen

L'installation de cette éolienne flottante sera une première européenne. Elle a été confirmée ce mercredi.

Une éolienne flottante d’une puissance de 2 mégawatts sera installée au large du Croisic (Loire-Atlantique), sur le site d’essais en mer Sem-Rev. Les différents éléments seront réceptionnés à Saint-Nazaire la semaine prochaine.

Le chantier démarrera dès septembre, où la fondation flottante sera construite par Bouygues Travaux Publics, mobilisant près de 80 emplois sur site. La mise en service est prévue mi-2017. Ce projet innovant appelé Floatgen réunit plusieurs partenaires, dont l’École Centrale de Nantes.

© Ouest France

Prototype du projet Floatgen : éolienne flottante au Croisic

Pour la première fois, une éolienne flottante va être testée au large des côtes françaises. La semaine dernière, l’Ecole centrale de Nantes a signé un contrat portant sur l’utilisation de son site d’expérimentation SEM-REV dans le cadre des essais en mer de Floatgen.  Il s’agit du projet européen qui va conduire à la réalisation d’un démonstrateur d’éolienne flottante équipée d’une turbine de 2MW de puissance. Cette machine sera fournie par le groupe espagnol Gamesa, alors que la société française Ideol est en charge du flotteur. Celui-ci sera d’un nouveau genre, qui adopte la technologie « Damping Pool », brevetée et développée par Ideol. Concrètement, il s’agit d’une structure flottante en béton de forme rectangulaire, relativement compacte, à faible tirant d'eau et offrant selon son concepteur un comportement hydrodynamique extrêmement performant....

© Mer et Marine, Toute l'actualité maritime

Le projet éolien du Banc de Guérande

(article ELV 2013)

L’association Estuaire Loire & Vilaine s’est toujours défendue d’être, à priori, contre les éoliennes. Il ne faudrait cependant pas, en cherchant à produire de l'énergie ''propre'', détruire une nature qui fait déjà son travail d'élimination et de réduction des apports naturels et anthropiques.

 

Soumise à une pression humaine qui s'intensifie chaque année, la mer est encore trop souvent considérée comme un espace capable de se régénérer à l'infini. Au cours de nos plongées et au travers du projet scientifique ELV nous avons pu observer que sur certains secteurs côtiers la réalité était tout autre !

 

Le banc de Guérande, zone définie comme propice pour le projet éolien au large de la presqu'île Guérandaise, est constitué de fonds rocheux compris entre une dizaine et une vingtaine de mètres.

Nous avons réalisé en 2011 des plongées sur la zone avec des scientifiques du MNHN de Concarneau et de la société Bio-littoral pour y réaliser un inventaire de la flore et de la faune. Deux points ont été inventoriés : le premier dans la partie centrale du plateau et le second sur l'accore Nord Ouest. Nous y avons découvert une biodiversité exceptionnelle : de grands champs de laminaires, d'une densité cinq fois supérieure à celle observée sur le plateau du Four, site natura 2000 qui était jusqu'alors considéré comme la zone la plus remarquable de l'espace marin entre Loire et Vilaine !

Il est probable, compte-tenu de la bathymétrie générale du plateau, que cette forêt arbustive occupe une surface de plusieurs dizaines de km2. Ce plateau est également un haut lieu de la pêche tant professionnelle qu'amateur.

 

Le banc de Guérande joue ainsi un rôle majeur au sein de la zone côtière entre Loire et Vilaine. Pourquoi dès lors prendre le risque d'y réaliser des travaux susceptibles d'en altérer l'intégrité ? Contrairement au champs de zostères ou aux bancs de Maërl, la protection des forêts de laminaires n'est malheureusement encore pour l'instant guère envisagée que dans les sphères scientifiques.

 

Mais des terrains plus favorables à ce type de travaux existent sur des zones sablo-vaseuses plus pauvres en biodiversité. Pour ces raisons nous pensons qu'il serait préférable de déplacer ce parc éolien sur les fonds sablo-vaseux jouxtant le banc de Guérande, (voir site SEMREV). On pourrait même espérer que l'installation d'éoliennes sur ce type de fonds, à condition quelle soit menée avec discernement, puisse favoriser la biodiversité.

L'implantation d'habitats adaptés pourrait également favoriser la reproduction et le maintien de nombreuses espèces de poissons et de crustacés, opportunité particulièrement intéressante compte-tenu de la raréfaction globale de la ressource halieutique.

 

 

C'est pourquoi ELV propose :

 

 

1.  D'éloigner la zone désignée pour rechercher des fonds susceptibles d'en limiter l'impact environnemental, voire d'augmenter la biodiversité.

 

 

2.   D'étudier la faisabilité de solutions d'ancrage plus douces et moins destructrices pour les fonds marins, d'imaginer des parcs de production d'énergies renouvelables associées, pour lesquels par exemple des éoliennes posées et flottantes seraient associées à des génératrices houlomotrices.

 

 

3.  De poursuivre les efforts de recherche concernant les solutions alternatives d'exploitation des énergies renouvelables : houle, courant, etc... intégrant des études d'impact réalisées par des experts indépendants et toujours en amont du choix des sites.

 

 

4.  Une gouvernance différente : la création, en amont de tout projet, d'un groupe de réflexion et de propositions comprenant les pêcheurs, les usagers, les associations, les scientifiques, les porteurs de projets, l'état, les élus locaux ...

L'implantation des éoliennes offshore et les conséquences sur le milieu marin

(article ELV 2010)

A travers les articles que nous pouvons lire dans la presse, les avis sur les énergies renouvelables et plus particulièrement sur les éoliennes offshore sont nombreux et contradictoires. Les idées avancées et les arguments retenus sont parfois techniques et ne prennent pas en compte l’ensemble des questions posées. Parfois ils sont seulement économiques, quelquefois inféodés à des certitudes, voir à une forme d’intégrisme idéologique.

Mais nous n’avons pas lu dans les journaux les avis de scientifiques travaillant dans le domaine sous-marin concernant ces implantations : quelles en seraient les conséquences sur les écosystèmes ? L’association Estuaire Loire & Vilaine s’est toujours défendue d’être à priori contre les éoliennes, même si à force d’essayer de comprendre, la balance a plutôt penché du côté du «plus d’inconvénients que d’avantages».

Nous pouvons apporter notre témoignage et nos constatations sur la question des éoliennes offshore et leurs impacts à partir de notre connaissance des fonds marins et de leur destruction. Cette expérience de terrain est confortée par les études scientifiques que nous avons souhaité entreprendre pour comprendre les causes de la dégradation de qualité des masses d’eau et de la détérioration des fonds marins sur certains secteurs.

 

La mer, en dehors de quelques plongeurs et scientifiques passionnés, est pour la plupart des personnes un monde inconnu. Combien de ‘’décideurs’’ connaissent la beauté et la richesse des paysages sous la mer. La diversité faunistique et floristique des milieux marins est exceptionnelle, quand ils ne sont pas touchés par les pollutions provenant pour une partie de la mer, mais surtout de la terre.

La mer n’est pas seulement une surface, un horizon, c’est un tout : des collines et des vallées, des grottes, des failles, des bancs de sable, des forêts de laminaires ou des buissons d’algues rouges. Toute cette géographie complexe et cette flore abrite des espèces qui se sont le mieux adaptées à ce milieu : crustacés qui viennent se reproduire, poissons juvéniles qui cherchent une nourriture sous les frondes des algues, prédateurs qui y chassent. Tout ce maillage se tient comme un puzzle: chaque biotope est dépendant de l’autre et s’est construit par rapport à l’autre.

Tout cela a pris beaucoup de temps. Détruire un des éléments, c’est modifier l’ensemble du système.